Comment connait-on le rayon d’action d’un remède homéopathique?

Qu’est ce qu’un “proving”?

La pathogénésie (« proving » en anglais) est l’ensemble des signes (ou symptômes) provoqués par l’expérimentation d’une substance sur plusieurs personnes censées être en bonne santé.
Ces signes sont d’ordre psychique et physique, et, pour une substance donnée, peuvent intéresser toute partie du corps humain.

Les pathogénésies sont rassemblées dans des recueils nommés “Matières médicales”, dont la plus ancienne est la Matière médicale pure de Samuel Hahnemann. Entre temps, le Synthesis de Frédéric Shroyens est la plus employée, ajoutée de multiples participations du monde entier.

La pathogénésie (« proving » en anglais) est l’ensemble des signes (ou symptômes) provoqués par l’expérimentation d’une substance sur plusieurs personnes censées être en bonne santé.
Ces signes sont d’ordre psychique et physique, et, pour une substance donnée, peuvent intéresser toute partie du corps humain.

Les pathogénésies sont rassemblées dans des recueils nommés Matières médicales, dont la plus ancienne est la Matière médicale pure de Samuel Hahnemann.

De ces pathogénésies découle la loi fondamentale de l’homéopathie, la loi de similitude :

« Toute substance capable de provoquer chez l’homme sain et sensible un ensemble de symptômes, est capable, à dose extrêmement faible (infinitésimale), de faire disparaître un ensemble de symptômes semblables chez l’homme malade ».

C’est donc grâce à la connaissance de ces pathogénésies, qui constituent le socle de l’homéopathie, que les homéopathes sont capables de trouver le remède d’un patient, en comparant les symptômes qu’il présente avec les signes récoltés par les expérimentations.
Au cours des 200 dernières années, à la suite d’Hahnemann qui a réalisé une soixantaine de pathogénésies, les Matières Médicales se sont enrichies grâce :
– à d’autres expérimentations faites par les générations d’homéopathes du monde entier
– à l’observation de symptômes qui ont été modifiés ou qui ont été guéris par le remède, alors qu’ils ne figuraient pas dans la pathogénésie initiale.
– à des symptômes provoqués par des empoisonnements (ex : arsenic, cigüe…), ce sont des symptômes « toxicologiques »

Méthodologie de la pathogénésie classique

« La meilleure occasion d’exercer votre sens de l’observation et de le parfaire est d’expérimenter des remèdes par vous-même. » (S. Hahnemann)

Il y a 3 types de personnes dans une pathogénésie, les deux premiers doivent être des médecins homéopathes confirmés qui connaissent bien la technique de l’entretien homéopathique : l’organisateur, les superviseurs et les expérimentateurs

Expérimentation suivant le protocole conseillé par Jeremy Sherr, avec quatre phases :

1/ Consultation préalable, où le superviseur évalue les symptômes habituels de son expérimentateur :

« Votre superviseur vous contactera avant que vous ne commenciez la pathogénésie. Le but de cette rencontre préalable n’est pas de faire une vraie consultation homéopathique : il s’agit pour le superviseur de relever les traits principaux et la symptomatologie (actuelle et passée) de l’expérimentateur. Ces informations nous permettront de faire la distinction entre votre état naturel et ce qui s’est modifié suite à la prise du remède ».

2/ Prise des doses (six doses sont à disposition en général)

« Si vous ne voyez aucun symptôme apparaître, prenez la dose suivante 6 heures après la précédente, et encore une autre 6 heures après en l’absence de symptômes. Le remède doit être pris trois fois par jour pendant deux jours (six prises maximum). Dès que vous éprouvez des symptômes, ou que ceux qui sont autour de vous observent quelque chose d’inhabituel, ne prenez plus aucune dose du remède ».

Observation et recueil des symptômes pendant les 2 mois qui suivent, les symptômes sont recopiés dans les cahiers ou mieux à présent, des fichiers informatiques. Les superviseurs et les expérimentateurs se voient ou se contactent fréquemment (skype, téléphone) dans les 3 premières semaines.

3/ Mise en commun de l’expérience de chacun au cours d’une réunion rassemblant expérimentateurs et superviseurs. Tout expérimentateur doit entendre les symptômes des autres et pouvoir les comparer aux siens. L’organisateur révèle le nom de la substance en fin de réunion, parle de la souche (d’où vient le remède) et des éventuelles pathogénésies déjà effectuées avec cette substance.

4/ Exploitation et synthèse de la pathogénésie qui sera écrite et si possible publiée.

Signalons une difficulté importante dans cette étape qui est de savoir décider quels symptômes de la pathogénésie sont valables et lesquels ne le sont pas. Si nous sommes trop crédules, nous pouvons inclure des symptômes qui n’appartiennent pas à la pathogénésie, ce qui conduit à des générations entières d’erreurs… Si nous sommes trop sévères, nous risquons de perdre des symptômes valables. L’expérience a montré qu’un symptôme paraissant douteux et émanant d’un seul expérimentateur d’Hahnemann a pu être vérifié cliniquement plusieurs fois au fil des années…

Pour tempérer cette difficulté, des critères d’inclusion de symptômes ont été suggérés : les symptômes habituels et récents sont exclus. Un symptôme habituel mais modifié par l’expérimentation est inclus en décrivant clairement ce qui relève de l’habituel et du transformé, et un symptôme apparu plusieurs années auparavant et qui se renouvelle sans raison pendant la pathogénésie doit être inclus. Si un symptôme existant préalablement disparaît on doit le noter (SG). Si un symptôme est très intense et quotidien il acquiert de la valeur, de même s’il est rapporté par plusieurs expérimentateurs.

A noter que :

  • Une seule personne, l’organisateur du proving, connaît la substance expérimentée (simple aveugle). On peut aussi faire tirer au sort le remède parmi plusieurs remèdes possibles de telle façon que l’organisateur ne le connaisse pas (double aveugle, parfois triple).
  • Il y a en général des placebos dans les lots de remèdes distribués, même s’il n’est pas nécessaire d’en mettre beaucoup.

Dans son livre Dynamic Provings, Jeremy Sherr dit : « Au cours d’une épreuve, des phénomènes étranges et merveilleux se produisent, des événements qui défient la science conventionnelle. phénomènes étranges et merveilleux se produisent, des événements qui défient le raisonnement scientifique conventionnelle, mais qui sont en accord total avec la sagesse plus large de la de la perception homéopathique ».

Les nouveaux provings sont répertoriés sur le site proving.com, afin d’être sur de ne pas refaire la même chose et de partager plus facilement les découvertes

Néanmoins, vu les difficultés organisationnelles pour faire un proving classique, nombre d’homéopathes voulant accélérer la connaissance font désormais des provings méditatifs, ce qui requiert surtout intuition, ouverture, recul et hypersensibilité.

Méthodologie de la pathogénésie méditative

Madeline Evans, Colin Griffith et Jan Scholten ont expliqué énormément de remède avec cette technique. Jan Scholten nous livre ses observations de manière presque gracieuse grâce à son site www.qjure.com

Pour avoir eu des patients qui me dévrivaient un remède rien qu’à le tenir en main, je pense vraiment que des personnes hypersensibles sont capables de nous décrire des remèdes de manière relativement précise. De toute façon, comme les provings classiques, une synthèse et idée générale se dégage toujours.

En pratique, les remèdes sont examinés par des cercles de méditation. L’animateur d’un cercle connaissait la source du remède.

Au début, tous les participants connaissaient le remède, car l’objectif de la méditation n’était pas d’effectuer un test de remède en tant que tel, mais de favoriser la guérison spirituelle et le développement intuitif du groupe.

Au fur et à mesure que les essais progressaient, que les gens commençaient à en entendre parler et que d’autres homéopathes commençaient à les utiliser, les essais ont commencé à être menés « en aveugle ». Sans vouloir aliéner ceux qui ont des systèmes de croyance différents, mais dans l’intérêt d’une divulgation complète, il est important de noter que des « informations canalisées » ont parfois été reçues et enregistrées selon les instructions.

Où veut-on en venir?

Nous vous proposons de mettre votre pierre à l’édifice en testant de tout nouveaux remèdes, qui ont déjà montré de beaux résultats en pratique . Contactez-nous pour savoir si vous qualifiez!

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